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Chantier participatif de mars : vivifiant et amusant

Le chantier de mars est enfin arrivé. Et nous sommes nombreux. Mais cela s’explique peut-être par le fait que le temps et radieux et que travailler en extérieur est agréable pour la plupart d’entre nous. Le groupe réunit une vingtaine de bénévoles, des habitués, des nouveaux, des curieux, des amateurs et des spécialistes du métier.

Jardinage, bricolage et… partage !

Comme à l’accoutumé, on travaille le matin, puis on reprend le soir, tous ensemble.

Un petit groupe se rassemble près de la source qui alimente la mare. Elle se trouve en amont du champs mais une haie imposante l’obstrue et l’eau commence à se perdre et à inonder les alentours. Il faut absolument défricher tout cela. Nos courageux bénévoles mettent la main à la pâte, au rythme de quelques blagues et bavardages. Après quelques jours de travail, le ruisseau qui dévale la pente a été bordé de petites décorations végétales et la mélodie de l’eau achève ce beau tableau.

L’un de nos bénévoles, Damien, homme à tout faire, nous conseille d’appliquer de la chaux le long de l’un des bâtiments pour consolider les fondations fragilisées par le temps. Une truelle à la main, il l’applique aisément, de haut en bas, avec des gestes qui traduisent l’expérience. Certains bénévoles, intrigués, demandent à essayer. « Attention, ça tâche ! ». D’accord, il s’agit donc de s’équiper de la tête aux pieds pour éviter les dommages collatéraux. Le petit chantier avance plutôt bien, et en quelques jours, une couche grisâtre recouvre uniformément le mur en pierre. Opération chaux accomplie.

Dans le champs, des sécateurs et autres outils en main, les bénévoles bravent les ronces, qui se sont mises à pousser en regroupements compacts. Pour ressortir indemne des ronces, gants et et bottes sont vitales. Mais comme la tâche se révèle compliquée, nous sommes aidés d’une tondeuse-débroussailleuse, qui, malgré un bruit tonitruant, achève de couper les ronces, et pour ainsi dire, de raser les surfaces envahies.

Toujours dans le champs, mais cette fois plus haut, on rallonge la clôture. Pourquoi ? Norbert, notre expert en permaculture conseille de faire plusieurs zones de pâturage pour les animaux. Ainsi, ils se régaleront des plantes qu’ils aiment, sans brouter les haies, puis quitteront cet espace pour se rendre dans un autre, laissant le précédent se régénérer. De cette sorte, le peuplement végétale n’est pas trop dévasté et chèvres et moutons se régalent des pousses les plus tendres, celles qu’ils préfèrent. Les bénévoles ont donc la mission de planter des piquets et fixer le grillage.

Après le temps du labeur vient le temps des douceurs…

Un bon repas (bien mérité) attend le groupe. Cette semaine, nous avons pu déguster des mets de choix : houmous, risotto aux poireaux, gâteaux (chocolat,noix, pommes,…), salade au miel, choux et noix, couscous vegan (un grand classique de l’îlot), galettes forestières et dhal aux lentilles,…

Rayhana propose gentiment de préparer un gâteau pour le goûter. Seulement voilà, on remplace la farine de blé par de la farine de sarrasin, la levure chimique par du bicarbonate de soude,… Bref, on accommode la recette aux exigences des uns et aux goûts des autres. Malgré cette recette improvisée, tous se régalent. Et c’est peu dire.

 Conclusion.

Cette semaine fut riche en apprentissages, en partages et en découvertes. Certains d’entre nous, désireux de profiter de l’îlot un peu plus longtemps ont rallongé leur séjour. Merci à Geneviève, Dalel, Yann, Neila, Issa, Evelyne, Oscar, Jean-François, Amorille, Damien, Rayhana, Emilie, Karima, Said, Fatima, Gibran, Ines, Salim, Nacera, Charef, Sarah, et tous ceux qui ne sont pas cités. L’îlot se construit grâce à vous, votre énergie débordante, vos idées brillantes et votre présence vivifiante !

 

 

Commentaire (2)

  1. Reply
    ligot says

    Bonjour,
    Je souhaiterai savoir si vous prévoyez d’autres chantiers participatifs en Juillet 2016?

    Je suis Gaëlle Ligot, chef d’unité d’un groupe de pionniers-caravelles du mouvement scouts et guides de France.
    Nous sommes composés d’une vingtaine d’adolescents âgées de 14 à 17 ans et 5 accompagnateurs formés.
    Chaque année nous avons pour objectif de partir tous ensemble pour accomplir un projet construit sur notre projet pédagogique soit de nature solidaire, écologique, sportif, spirituel ou culturel.

    Cette année la « caravane » a voté une aventure solidaire de chantier bricolage et jardinage. J’ai vu votre projet sur le site des Colibiris et souhaiterai savoir s’il serait possible pour vous de nous accueillir en tant que bénévoles.
    Nous n’avons pas de compétences techniques spécifiques, je suis moi même diplômée d’architecture, mes co-chefs sont éducatrices spécialisés ou étudient la communication ou le managment.
    Nous sommes toutefois prêts à nous former au jardinage et au bricolage auprès de parents d’enfants du groupe dont c’est le métier avant de venir.

    Cela vous semble-t-il envisageable? sinon auriez vous d’autres pistes à nous conseiller?

    En attendant une réponse de votre part nous vous souhaitons plein de courage pour la réalisation de votre projet.
    Bien sincèrement, la caravane

    • Reply
      admin says

      Bonjour,

      Navré d’avoir mis tant de temps à répondre, les commentaires sur le site passent souvent inaperçus.
      Je vous redirige donc vers l’adresse mail de l’îlot des Combes, les personnes s’occupant des inscriptions vous donnerons des informations
      et des réponses plus détaillées.
      lilotdescombes@gmail.com

      Bonne continuation, en espérant vous croiser à l’îlot des Combes !

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